Avec le Covid, l’enseignement à distance se développe


L’engouement pour les cursus en ligne ne faiblit pas, au contraire puisque la pandémie en a souligné l’intérêt.


Plus besoin d’aller à l’école, c’est elle qui vient à vous. La pandémie de Covid-19, qui a contraint les étudiants à suivre leurs cours à distance, conforte l’enseignement supérieur à se lancer dans la digitalisation de ses programmes. Depuis septembre dernier, l’école d’ingénieurs Efrei a sauté le pas en ouvrant deux masters 100 % en ligne.«Le confinement a accéléré notre projet car la demande des étudiants est devenue pressante», explique Salim Nahle, responsable de la formation Big Data and Machine Learning, dont le master 2 est proposé en formule virtuelle ou classique.

L’école propose la même offre pour la dernière année de cursus en cybersécurité. Dès le lancement, les étudiants ont été au rendez-vous. «Nous avons 44 jeunes qui ont choisi ce dispositif, contre 31 qui ont préféré retourner sur le campus.» Aux écoles du groupe Collège de Paris, des mastères spécialisés (MS) en ligne ont aussi fait leur apparition à la rentrée dernière. «Les étudiants sont de plus en plus nombreux à s’inscrire. D’ici à cinq ans, nous espérons qu’un tiers d’entre eux suivront nos programmes en ligne», indique Ridouan Abagri, cofondateur du Digital College, membre du groupe.


Chacun suit ses cours où il veut



Cours toute la journée via Zoom ou Teams, vidéos, diapositives, polycopiés, quiz… Ces méthodes pédagogiques offrent davantage d’autonomie. «Si j’ai envie de travailler à 4 heures du matin, je peux. J’avance à mon rythme et j’approfondis les sujets qui me plaisent», explique Inès, 27 ans, en MS 2 digital luxury à l’École Conte (Collège de Paris). Pour Thomas, 22 ans, en MS 2 communication digitale et e-influence au Digital College, cette alternative permet aussi d’éviter certaines dépenses. «Pour soulager mes parents durant le Covid, j’ai rendu mon studio à Rennes. Aujourd’hui, j’étudie depuis chez eux, près de Vannes.»

Toutefois, l’enseignement à distance exige volonté, ténacité et un moral d’acier. Si elle se dit ravie de ce dispositif, Lilia, 22 ans, en M2 big data à l’Efrei, regrette le manque de contact humain.«Je ne peux plus discuter avec mes camarades entre deux cours. Cela me manque un peu», conclut l’étudiante.




source: étudiant.LeFigaro.fr


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